{"id":554,"date":"2022-05-06T12:27:00","date_gmt":"2022-05-06T10:27:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chateauderolle.ch\/?page_id=554"},"modified":"2023-01-26T21:52:47","modified_gmt":"2023-01-26T20:52:47","slug":"historique-bibliotheque","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/historique-bibliotheque\/","title":{"rendered":"HISTORIQUE BIBLIOTH\u00c8QUE"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"font-size: 20px; color: #086b99;\">Les origines<\/span><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-571 \" src=\"http:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0414-1-1024x678.jpg\" alt=\"\" width=\"521\" height=\"345\" srcset=\"https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0414-1-1024x678.jpg 1024w, https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0414-1-300x199.jpg 300w, https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0414-1-768x509.jpg 768w, https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0414-1-1536x1017.jpg 1536w, https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0414-1-2048x1356.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 521px) 100vw, 521px\" \/><\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">L\u2019initiative de la fondation de la Biblioth\u00e8que communale de Rolle ne revient pas \u00e0 la Municipalit\u00e9, mais \u00e0 quelques citoyens de la ville et de ses environs, \u00abamis des lumi\u00e8res\u00bb et soucieux de faire profiter le \u00abpublic\u00bb des \u00abavantages de l\u2019instruction\u00bb (Catalogue 1845, III). Cette initiative trouva un terrain favorable \u00e0 sa r\u00e9alisation dans les lois cantonales de 1833, 1834 et 1837, qui r\u00e9organisaient l\u2019instruction publique en instituant, entre autres, des \u00e9coles industrielles ou moyennes, qui pouvaient se combiner avec les coll\u00e8ges. De plus, le r\u00e8glement cantonal du 7 ao\u00fbt 1835 pour les \u00e9coles moyennes exigeait la cr\u00e9ation de biblioth\u00e8ques dans les coll\u00e8ges (art. 99\/9). A Rolle, on cr\u00e9a un Coll\u00e8ge-\u00e9cole-moyenne en 1838. Il faudra toutefois attendre 1840 pour voir se concr\u00e9tiser la fondation d\u2019une biblioth\u00e8que.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Au printemps de cette ann\u00e9e-l\u00e0, un \u00abProspectus\u00bb circule dans la population rolloise et des environs pour inciter les habitants \u00e0 souscrire \u00e0 un projet de biblioth\u00e8que publique, \u00abson caract\u00e8re devant \u00eatre sup\u00e9rieure \u00e0 celui d\u2019une biblioth\u00e8que populaire proprement dite, et pourtant inf\u00e9rieure \u00e0 celui d\u2019une biblioth\u00e8que d\u2019acad\u00e9mie\u00bb. Les personnes int\u00e9ress\u00e9es \u00abs\u2019engagent simplement \u00e0 faire plus tard un don en argent ou en livres et cela dans la mesure que chacun jugera bon\u00bb (PV, 6). Cinquante-trois d\u2019entre elles ont, dans un premier temps, r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019appel, dont Mme de La Harpe, veuve de Fr\u00e9d\u00e9ric C\u00e9sar, et le baron Th\u00e9odore de Grenus. Elles sont convoqu\u00e9es pour une premi\u00e8re assembl\u00e9e le 25 mars 1840 au ch\u00e2teau de Rolle. Lors de cette assembl\u00e9e, on \u00e9labore le premier \u00abR\u00e8glement fondamental\u00bb. La \u00abBiblioth\u00e8que publique\u00bb est ouverte \u00e0 tous, mais sur cotisations: 34 francs 50 pour les abonnements \u00e0 vie, 3 francs 45 pour les abonnements annuels et 2 francs pour six mois (art. 1, 2, 15). L\u2019usage en est gratuit pour les instituteurs et les \u00e9l\u00e8ves de l\u2019Ecole moyenne et du Coll\u00e8ge de Rolle (art. 3, 16). Elle est g\u00e9r\u00e9e par un comit\u00e9 de sept membres, dont un repr\u00e9sentant de la Municipalit\u00e9 et un repr\u00e9sentant des Ecoles, qui \u00abfait le choix des livres \u00e0 acheter\u00bb (art. 6, 7, 11). Le r\u00e8glement pr\u00e9cise la r\u00e9partition budg\u00e9taire des acquisitions, en signifiant d\u2019entr\u00e9e la volont\u00e9 de mettre l\u2019accent sur les ouvrages \u00abscientifiques\u00bb. En effet, ceux-ci devront absorber 6\/10 des d\u00e9penses, contre 3\/10 pour les ouvrages \u00ablitt\u00e9raires\u00bb et 1\/10 pour les ouvrages \u00abreligieux\u00bb, sans tenir compte des dons (art. 4), qui pourront \u00eatre refus\u00e9s si le Comit\u00e9 les juge \u00abdangereux\u00bb ou \u00abinutiles\u00bb (art. 11).<\/span><\/p>\n<table style=\"height: 40px; width: 44.6238%; border-collapse: collapse;\">\n<tbody>\n<tr style=\"height: 62px;\">\n<td style=\"width: 73.0446%; height: 62px; background-color: #5c6dab; text-align: left;\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=rMV2ntPXSP0\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-size: 16px; color: #ffffff;\">D\u00e9couvrir la video<br \/>\n\u00ab\u00a0Naissance d&rsquo;une biblioth\u00e8que\u00a0\u00bb<\/span><\/a><\/td>\n<td style=\"width: 105.937%; height: 62px;\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=rMV2ntPXSP0\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1053 size-thumbnail aligncenter\" style=\"background-color: #ffffff;\" src=\"http:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/logo_youtube_video-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/logo_youtube_video-150x150.jpg 150w, https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/logo_youtube_video-300x300.jpg 300w, https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/logo_youtube_video.jpg 691w\" sizes=\"(max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Les fondateurs d\u00e9cident d\u2019embl\u00e9e d\u2019offrir la biblioth\u00e8que \u00e0 la commune de Rolle, qui devra entre autres mettre un local \u00e0 disposition. L\u2019acte de donation ne sera toutefois sign\u00e9 que le 11 janvier 1842 (Catalogue 1845, XI-XII). Le r\u00e8glement sera sanctionn\u00e9 le 2 avril 1840 par une nouvelle assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des fondateurs, qui nommera le premier comit\u00e9, form\u00e9 de B. Dumont, de l\u2019instituteur Auguste Ernst, du pasteur Jacques-Louis Gleyre, du m\u00e9decin Gustave Campiche, de l\u2019\u00e9crivain Nicolas Ch\u00e2telain (1769-1856), de Jean-Jacques Lochmann (1802-1897), directeur du coll\u00e8ge, et du syndic Charles Juillerat, qui sera pr\u00e9sident du comit\u00e9 de 1842 \u00e0 1861.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">La Municipalit\u00e9 va installer les ouvrages dans le ch\u00e2teau, qui abritait aussi les \u00e9coles publiques. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, le 24 ao\u00fbt 1840, elle autorise le comit\u00e9 \u00e0 d\u00e9poser les livres dans \u00able cabinet du directeur de l\u2019\u00e9cole moyenne\u00bb (PV, 15). En octobre de la m\u00eame ann\u00e9e, elle peut ouvrir son fonds au public (PV, 24), \u00e0 raison de deux fois par semaine. Gr\u00e2ce \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 des fondateurs, la biblioth\u00e8que va renfermer, apr\u00e8s une ann\u00e9e (avril 1841), quelque 1&rsquo;200 vol. et poss\u00e9der une somme de 800 francs. Les achats ne repr\u00e9sentent qu\u2019une faible part des acquisitions: une quarantaine de titres. L\u2019accroissement va se poursuivre, mais \u00e0 un rythme moins soutenu. En novembre 1842, le fonds est constitu\u00e9 de 1&rsquo;800 vol. Un inventaire du 15 avril 1843 parle de 2&rsquo;150 vol. (livres et cartes), estim\u00e9s \u00e0 3&rsquo;270 francs (B.KKF 433). Un premier catalogue alphab\u00e9tique (des titres) existe sous forme manuscrite. En 1845, le nombre des fondateurs se monte \u00e0 118 (dont 13 dames et 9 demoiselles) et celui des bienfaiteurs \u00e0 plus de 64.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"font-size: 20px; color: #086b99;\">La biblioth\u00e8que Favre<\/span><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-563 alignright\" src=\"http:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0467-1024x678-1.jpg\" alt=\"\" width=\"527\" height=\"349\" srcset=\"https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0467-1024x678-1.jpg 1024w, https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0467-1024x678-1-300x199.jpg 300w, https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0467-1024x678-1-768x509.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 527px) 100vw, 527px\" \/><\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Apr\u00e8s un d\u00e9part somme toute classique, la biblioth\u00e8que va prendre son envol en \u00e9t\u00e9 1843. Le 24 juin de cette ann\u00e9e, le comit\u00e9 annonce \u00e0 la Municipalit\u00e9 qu\u2019il vient d\u2019entrer en possession de la riche biblioth\u00e8que des familles Favre et Reverdil, compos\u00e9e d\u2019environ 10&rsquo;000 vol. Il l\u2019a acquise de \u00abLouis Favre \u00e0 Rolle et Vich, \u00e0 un prix fort en dessous de la valeur r\u00e9elle\u00bb (A.ABA 8, n\u00b044, 62), soit 400 francs, pay\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 une souscription. Louis a d\u00fb l\u2019h\u00e9riter du jurisconsulte Jean-Marc-Louis Favre (1733-1793) de Rolle. La biblioth\u00e8que Favre \u00e0 proprement parler renfermait, si l\u2019on en croit un catalogue manuscrit (sans titre et sans date), quelque 6&rsquo;500 vol., dont un nombre important d\u2019ouvrages de droit (670 vol.), mais aussi d\u2019histoire (1&rsquo;400 vol.) et de g\u00e9ographie (220), de belles-lettres (1&rsquo;100), de sciences naturelles (1&rsquo;130), de th\u00e9ologie (350), etc. Si peu de volumes portent l\u2019ex-libris \u00abFavre\u00bb, certains, surtout ceux de droit, sont annot\u00e9s, peut-\u00eatre de la main m\u00eame du jurisconsulte, \u00e0 qui l\u2019on doit sans doute la constitution de la plus grande partie de la biblioth\u00e8que. Celle-ci renfermait aussi des manuscrits, dont ceux de l\u2019historien Abraham Ruchat; ces derniers seront c\u00e9d\u00e9s en 1844 \u00e0 la Biblioth\u00e8que cantonale de Lausanne. Quelques livres de ce dernier ont toutefois \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s, comme en t\u00e9moigne certains ex-libris.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 20px; color: #086b99;\"><strong>La biblioth\u00e8que Reverdil<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">La part de la biblioth\u00e8que issue de la famille Reverdil a probablement \u00e9tait constitu\u00e9e par deux de ces membres illustres: Elie Salomon Fran\u00e7ois (1732-1808), non seulement beau-fr\u00e8re du jurisconsulte, mais surtout conseiller d\u2019Etat du roi Christian VII de Danemark, et son fr\u00e8re, Marc Louis Reverdil (1734-apr. 1793), biblioth\u00e9caire du roi Stanislas de Pologne. Le catalogue de ce fonds a aussi \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9. Il renferme quelque 3&rsquo;500 vol. class\u00e9s par mati\u00e8res: histoire (800 vol.) et g\u00e9ographie (310), sciences (730), litt\u00e9rature (580), th\u00e9ologie (250), droit (230), philosophie et \u00e9ducation (160), etc. On y trouve entre autres une septentaine de vol. sur l\u2019histoire du Danemark, de la Su\u00e8de et de la Pologne, une autre septentaine sur la \u00abg\u00e9ographie &amp; satistique\u00bb du Danemark et de la Su\u00e8de. Quelques-uns portent l\u2019ex-libris \u00abReverdil\u00bb. La souscription permettra aussi de payer les 150 francs d\u00e9pens\u00e9s pour l\u2019achat de la biblioth\u00e8que d\u2019Isaac Henri Mayor (mort en 1843), n\u00e9gociant, propri\u00e9taire de la Gordanne, de loin moins importante que celle de Favre-Reverdil: probablement seulement quelques centaines de volumes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Gr\u00e2ce \u00e0 ces volumineuses acquisitions, la biblioth\u00e8que de Rolle devient, pour un temps, l\u2019un des plus importants fonds publics du canton, si ce n\u2019est le plus important, \u00e0 l\u2019exception de Lausanne. Elle a pass\u00e9 d\u2019un coup de moins de 2&rsquo;500 vol. \u00e0 quelque 12&rsquo;000, accroissement qui demande en temps normal plus de dix ans. Le comit\u00e9 en est fier, comme on peut le voir dans une lettre \u00e0 la Municipalit\u00e9 (B.KKF 433, 24 juin 1843). D\u00e8s lors, de nouveaux locaux sont n\u00e9cessaires: les autorit\u00e9s vont mettre \u00e0 disposition \u00abdeux pi\u00e8ces contigu\u00ebs \u00e0 la biblioth\u00e8que actuelle\u00bb, pour ranger les livres r\u00e9cemment acquis (A.ABA 8, n\u00b044, 62).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Le premier catalogue imprim\u00e9, d\u00e9j\u00e0 demand\u00e9 dans le r\u00e8glement de 1840 (art. 13), ne sortira de presse qu\u2019en 1846 (et non pas en 1845 comme indiqu\u00e9 sur la page de titre). Il est l\u2019\u0153uvre du comit\u00e9, plus sp\u00e9cialement du biblioth\u00e9caire Auguste Ernst. Le fonds est \u00e0 ce moment-l\u00e0 constitu\u00e9 d\u2019un peu plus de 6&rsquo;160 titres (comptage d\u2019apr\u00e8s le catalogue), ce qui repr\u00e9sente un ensemble de quelque 12&rsquo;000 vol. (Catalogue 1845, IV), estim\u00e9s \u00e0 18&rsquo;000 francs. Le classement des notices bibliographiques suit une syst\u00e9matique calqu\u00e9e sur celle du catalogue de 1839 de la Soci\u00e9t\u00e9 de lecture de Gen\u00e8ve (voir cette notice), r\u00e9partissant les ouvrages en six grands domaines, eux-m\u00eames subdivis\u00e9s en plusieurs sous-domaines. En s\u2019appuyant sur ce catalogue, on constate que le domaine le mieux fourni est celui des sciences historiques (1&rsquo;700 titres), suivi des sciences et arts (1&rsquo;430 titres), des langues et litt\u00e9ratures (1&rsquo;280 titres), de la jurisprudence (1&rsquo;120 titres), de la th\u00e9ologie (560 titres). Cette r\u00e9partition ne correspond pas tout fait \u00e0 celle voulue par le r\u00e8glement de 1840: les domaines scientifiques sont surrepr\u00e9sent\u00e9s, aux d\u00e9pens de la litt\u00e9rature et de la th\u00e9ologie, certainement en raison de la couleur scientifique de la biblioth\u00e8que Favre-Reverdil. La vari\u00e9t\u00e9 des ouvrages montre l\u2019ouverture d\u2019esprit de leurs possesseurs, car ils ne concernent pas uniquement la Suisse ou la France, mais toute l\u2019Europe et dans des langues tr\u00e8s diverses, et ce pour tous les domaines.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">A c\u00f4t\u00e9 des noms d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9s, on rencontre aussi plusieurs volumes portant des ex-libris de personnalit\u00e9s de la r\u00e9gion, comme le professeur Charles-Guillaume Loys de Bochat (1695-1754), le bailli Bernard Tscharner (1728-1778), Albrecht Friedrich (?) von Erlach von Jegenstorf, Fr\u00e9d\u00e9ric C\u00e9sar de la Harpe, Emmanuel de La Harpe (1782-1842), et, parmi les plus prestigieux, le roi Fr\u00e9d\u00e9ric II de Prusse ou Benjamin Franklin. Certains de ces volumes ont probablement transit\u00e9 par les familles Favre ou Reverdil.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\"><span style=\"font-size: 20px; color: #086b99;\">La routine de la seconde moiti\u00e9 du 19e si\u00e8cle.<\/span><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-384 size-full alignright\" src=\"http:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0449.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"331\" srcset=\"https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0449.jpg 500w, https:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/DSC0449-300x199.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Dans la seconde moiti\u00e9 du 19e s., la biblioth\u00e8que va continuer \u00e0 s\u2019accro\u00eetre, mais \u00e0 un rythme nettement plus lent, car l\u2019argent manque pour faire des achats r\u00e9guliers et en suffisance, et les dons ne permettent pas de combler les lacunes. La cons\u00e9quence est la baisse du nombre d\u2019abonn\u00e9s. En 1875-1876, il n\u2019y aura plus que 27 abonn\u00e9s payants. L\u2019allocation annuelle de 100 francs vers\u00e9e par la commune d\u00e8s les ann\u00e9es 1880 n\u2019est pas suffisante. Pour \u00abattirer l\u2019attention du public\u00bb et \u00abpour solliciter des abonnements\u00bb, le comit\u00e9 diffuse des circulaires aupr\u00e8s de la population (PV 10 mai et 23 juillet 1861), sans grand succ\u00e8s. On parle tout de m\u00eame de 16&rsquo;000 vol. dans les ann\u00e9es 1868-1870, ce qui correspond \u00e0 un accroissement moyen d\u2019environ 160 \u00e0 170 vol. par an depuis 1846.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">En 1876-1877, Jean-Pierre D\u00e9glon r\u00e9organise la biblioth\u00e8que, car les livres \u00e9taient mal rang\u00e9s, la cotation absente ou d\u00e9ficiente et les volumes recouverts de \u00ablits de poussi\u00e8re et de toiles d\u2019araign\u00e9es\u00bb, comme on peut le lire dans son rapport fort instructif. Il \u00e9tait difficile de retrouver un ouvrage, parmi les quelque 18&rsquo;000 vol. pr\u00e9sents. D\u00e9glon a cot\u00e9 chaque ouvrage dans le catalogue imprim\u00e9, en introduisant un syst\u00e8me de chiffres romains, de lettres majuscules et minuscules, suivies d\u2019un chiffre arabe, soit la cotation alphanum\u00e9rique mati\u00e8re telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e \u00e0 ce jour. Il a ensuite class\u00e9 au rayon les livres selon l\u2019ordre de ces cotes, puis les a tous d\u00e9poussi\u00e9r\u00e9s et munis d\u2019une \u00e9tiquette. On trouvait ainsi dans la premi\u00e8re pi\u00e8ce, qui servait aussi \u00e0 la distribution des livres, la jurisprudence (cote II); dans la pi\u00e8ce du milieu (ou deuxi\u00e8me salle), on avait la litt\u00e9rature (IV), l\u2019histoire (V.E), les encyclop\u00e9dies et les p\u00e9riodiques (VI.A; VI.B); dans la tour (ou troisi\u00e8me pi\u00e8ce), on avait la th\u00e9ologie (I), les sciences et arts (III), les sciences historiques (V.A \u00e0 V.D; V.F et V.G). Disposition que l\u2019on retrouve en grande partie aujourd\u2019hui, \u00e0 l\u2019exception des ouvrages de jurisprudence qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s dans la tour pour laisser la place au fonds vaudois, constitu\u00e9 en 1983-1984 (voir \u00abCollection particuli\u00e8re\u00bb).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">Dans le dernier quart du 19e s., la biblioth\u00e8que semble vivre sur ses acquis et son fonds correspondre de moins en moins \u00e0 l\u2019\u00e9volution des sciences. Apr\u00e8s la ferveur des premi\u00e8res ann\u00e9es, le rythme des s\u00e9ances du comit\u00e9, qui avait d\u00e9j\u00e0 diminu\u00e9 \u00e0 partir des ann\u00e9es 1850, va encore s\u2019affaiblir d\u00e8s 1882, pour devenir annuel. Entre 1879 et 1881, aucune s\u00e9ance n\u2019est signal\u00e9e dans le registre des proc\u00e8s-verbaux; il semblerait m\u00eame que la biblioth\u00e8que ait ferm\u00e9 durant cette p\u00e9riode. Quoiqu\u2019il en soit, le 9 d\u00e9cembre 1882, le comit\u00e9 fait para\u00eetre un \u00abCommuniqu\u00e9\u00bb dans la Feuille d\u2019Avis de la C\u00f4te, dans lequel il annonce que \u00abla distribution des livres reprendra son cours [\u2026] \u00e0 l\u2019occasion de la r\u00e9ouverture\u00bb de la Biblioth\u00e8que. Il appelle la population \u00e0 s\u2019abonner ou faire des dons en argent pour l\u2019acquisition de livres, car la biblioth\u00e8que est \u00absuffisamment pourvue en livres anciens et surabondamment en ceux de jurisprudence, mais les progr\u00e8s dans les sciences, dans l\u2019\u00e9conomie politique et sociale, les d\u00e9couvertes des naturalistes et explorateurs, les travaux philosophiques, litt\u00e9raires et de p\u00e9dagogie, ceux aussi du domaine religieux, n\u00e9cessitent un enrichissement plus fr\u00e9quent et plus vari\u00e9\u00bb, appel lanc\u00e9 en 1870 d\u00e9j\u00e0 et qui avait alors permis de r\u00e9colter 326 francs (PV du 28 ao\u00fbt 1873).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\">En 1895, le comit\u00e9 tente une nouvelle op\u00e9ration: il souhaite vendre des volumes de la Revue des deux mondes (1868-1881) et de la Biblioth\u00e8que universelle (1868-1886), ainsi que des doublets, tant pour faire de la place que pour r\u00e9colter quelques fonds pour acqu\u00e9rir de nouveaux ouvrages; mais nous ne savons pas si cette op\u00e9ration remporta ou non un franc succ\u00e8s. Elle est surtout li\u00e9e \u00e0 une \u00abr\u00e9organisation\u00bb de la biblioth\u00e8que. En fait, le comit\u00e9 se doit de modifier le r\u00e8glement pour permettre \u00e0 de nouveaux membres de participer \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, car \u00abtous les membres fondateurs [sauf un] et tous les abonn\u00e9s \u00e0 vie de la biblioth\u00e8que sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s\u00bb (PV du 13 f\u00e9v. 1895), si bien que les assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales sont d\u00e9sert\u00e9es. La Municipalit\u00e9 participe aussi \u00e0 cette \u00abr\u00e9organisation\u00bb en versant un subside de 500 francs, y compris pour l\u2019achat de livres (PV du 6 d\u00e9c. 1895). Le comit\u00e9 en profite pour faire imprimer, en 1896, le premier suppl\u00e9ment au catalogue de 1845. Il comptabilise pr\u00e8s d\u2019un demi-millier de nouveaux titres, num\u00e9rot\u00e9s de 1 \u00e0 493, ce qui correspond \u00e0 un accroissement moyen annuel de 30 \u00e0 40 titres depuis 1880-1883, date \u00e0 laquelle on a d\u00fb abandonner les anciennes cotes pour des cotes purement num\u00e9riques (numerus currens). Jusqu\u2019alors, les nouvelles acquisitions \u00e9taient inscrites dans un exemplaire du catalogue de 1845. Non seulement ce suppl\u00e9ment ent\u00e9rine l\u2019utilisation des nouvelles cotes pour les ouvrages nouvellement acquis, mais il montre l\u2019orientation \u00ablitt\u00e9rature moderne\u00bb donn\u00e9e au fonds, puisque les trois quarts des nouveaux titres ont trait \u00e0 ce domaine.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/tableau\/\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1217 size-full\" src=\"http:\/\/chateauderolle.ch\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Catalogue_en_ligne.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"256\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les origines L\u2019initiative de la fondation de la Biblioth\u00e8que communale de Rolle ne revient pas \u00e0 la Municipalit\u00e9, mais \u00e0 quelques citoyens de la ville et de ses environs, \u00abamis des lumi\u00e8res\u00bb et soucieux de faire profiter le \u00abpublic\u00bb des \u00abavantages de l\u2019instruction\u00bb (Catalogue 1845, III). Cette initiative trouva un terrain favorable \u00e0 sa r\u00e9alisation&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"class_list":["post-554","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/554","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=554"}],"version-history":[{"count":25,"href":"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/554\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1524,"href":"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/554\/revisions\/1524"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chateauderolle.ch\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=554"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}