L’Alcoran de Mahomet 

L’Alcoran de Mahomet translaté d’arabe en françois est une traduction du Coran en français, réalisée par André Du Ryer, Anvers : J.-F. Lucas, 1719. In-8 (I.p.2)

C’est la première traduction du Coran en français, et plus généralement, dans une langue vernaculaire d’Europe. C’est aussi l’une des premières traductions du Coran en Occident, après les traductions latines du xiie siècle : celle commandée par Pierre le Vénérable (Lex Mahumet pseudoprophete), et celle de Marc de Tolède.

Réédité à de nombreuses reprises à partir de 1649 et jusqu’en 1775, L’Alcoran de Mahomet sert de bases à des traductions en anglais en 1649 par Alexander Ross (en)2, en hollandais en 1658, en allemand en 1688, et en russe en 17163.

Néanmoins, à mesure que la connaissance de l’islam progresse en Occident, la version de Du Ryer est de plus en plus datée. Une édition en français de 1770, chez Arkstée et Merkus à Amsterdam et Leipzig, tente d’y remédier en incluant un « Discours préliminaire », traduction du Preliminary Discourse que George Sale avait placé en 1734 en tête de sa traduction en anglais du Coran1,4. Une édition de 1775, chez le même éditeur, ajoute un extrait des Observations sur la religion, les lois, le gouvernement et les mœurs des Turcs écrites en 1768 par James Porter, ambassadeur britannique à Istanbul4. Cela n’est toutefois pas suffisant, et L’Alcoran est définitivement obsolète en 1783 quand Claude-Étienne Savary publie la deuxième traduction du Coran en français.